Une heure, j'enfile mon casque et par en trombe, direction Fushimi, et le bureau de l'immigration au 3ème étage. Je pars à Guam du 14 au 18 Juin avec ma boite et me faut un satané "re-entry permit" qui me permettra de revenir au Japon.

Je monte les escaliers 4 par 4...(Meuh non ! Ascenseur) et arrive au Zoo.

Les bambins crie, leur mère les consolent en philippins, chinois et Russe. Saloperie de gosse. l'atmosphère est tendu, les agents de l'imi ont le doigt sur la gachette et l'autre sur le coup de tampon. Et pourtant, c'est une révolution pour celui qui comme moi à connu les bureaux de l'immigration près de la mairie et du château de Nagoya.

Je prends un numéro au guichet auto. 488. 30 minutes plus tard, on passe enfin du 484 au 488.

j'ai les nerfs en pelote et l'agent, sans me regarder, me lance un "konnichiwa" des plus évasifs.

Je lâche la purée. Ooooiiiiiiiiiiii que je crie.

L'assistance est médusée, et le pauvre homme tétanisé.

Du...Du...Dupp...Dupart Sama !!!! Que fais l'abruti.

Il dit qu'il ne m'avais pas reconnu et implore mon pardon.

J'entends un bruissement parmi la fange de l'univers japonais. Elle chante mon nom comme une louange.

C'est Monsieur Dupart, murmure les hôtesse philippines représenté en grand nombre. Monsieur Dupart ? Reprends un travailleur maltais. "LE" Monsieur Dupart ??!

Je ne pipe mot, et demande ce putain de permit sans quoi je fais des tripes de cet inspecteur, un plat du jour chez Toto.

Son supérieur arrive pour s'excuser et se plie en 4 pour me montrer sa totale soumission.

Je joue les désintéressé, mais j'aime bien quand même que l'on flatte mon ego de 125 cm3 (comme ma mob.).

2 minutes après, j'avais ce foutu papiers, et une foule de fidèle format une haie jusqu'à l'ascenseur.

Tandis que je rejoignait le Dieu OTIS (des ascenseurs), une jeune vierge balinaise jetais avec respect des pétales de roses sur mon passage.

Je repartis, les bras chargés de fleurs et de cadeaux, pour retourner au boulot.

Et mon collègue de bureau, 10 minutes plus tard, de me saluer d'un bête "Okaeri" sans le moindre regard.

La vie est décidément ingrate.