Vendredi - 9 heures du soir, heures de Nagoya.

Je reçois un coup de fil de l'état-major, le colonel Bob (un surnom) qui tient personnellement à s'entretenir avec moi. Il m'explique brièvement le topo, une salle affaire.

- "On a perdu une Jet qui officiait à Kyuushu, l'ambassade nous demande d'intervenir. Vous avez 48 heures pour la trouver et la ramener avant que l'affaire ne s"ébruite."

Putain, 48 heures, et voila un week end fichu en l'air. Tant pis, la mission est sacrée et c'est mon devoir. Je suis encore au lit, mal rasé, je pus l'alcool, mais mon sens patriotique prends le dessus. Dans un élan, je vire du pieu les deux putes malgaches, la bouteille de vodka et j'enfile un jeans, une chemise et un Desert-Eagle.

Ensuite je passe un coup de fil à Lenny les-bons-tuyaux. Petits trafiquants à la petite semaine, mais toujours très bien rencardés puisqu'il tient aussi un Bar-tabac à la Belle-de-Mai, repère de tous les popaïnomane.

Ni une, ni deux, je m'entretiens avec lui de mon affaire. Et effectivement, après qu'il m'ai sorti un googleisyourfriend, il me dit du tac-o-tac la.

- "Matt, d'après google-Map, la fille que tu cherches est en Palombie, près de Buena Cervueza ". Sacré Lenny, je sais pas comment il fais mais il a toujours réponse à tout.

J'arrive en Palombie, et déja me voici avec deux officiers de la Policia ejercicio, qui me colle aux basques. Mon habileté légendaire et ma haute connaissance du terrain me fais les esquiver dans un bars à tapas et Patatas Fritas. je ressort par derrière, vole un scooter et me dirige, sans-casque, vers les hauteurs de Buena Cervueza.

Après 200 km de route en scooter (cherchez l'erreur...) j'arrive à un barrage des FARCS. Ils me conduisent à leur chef que je reconnais illico. C'est El Nino, mon ancien passeur, qui dirige aujourd'hui 200 guerrileros à Pueblo Maltes. Je commence à lui raconter la blague de toto chez le fromager, et le fou rire d'el Nino et de ces hommes détend l'atmosphère.



Je fais un tour dans le camp et au hasard d'un coup d'oeil, j'aperçois Ingrid Betancourt. Sorry baby, mais tu n'es pas sur ma liste !

Je demande à voir le potentat local, qui à plus de 50 ans de guérilla dans les pates. Un homme cruel et sanguinaire, mais nul en affaire. Il me fais vite comprendre avec de petits signes discrets que j'aurais ce que je veux si je lui fournissais deux putes chinoises d'Imaike. Tope là l'ami, c'est d'accord, mais je veux Fujijana et 20 kilos de popaïne !



Tenus !, qu'il me fait.

Je m'approche de la petite, elle était à moitié effrayé, n'ayant pas eu de Yakiniku depuis belle lurette. Je m'approche de son oreille et lui glisse subrepticement . - "Matt, République Française mademoiselle, vous êtes libre !"



La joie innonde son visage, tandis que derrière, l'odeur de la mort s'échappe des douilles encore chaudes des fusils-mitrailleurs pendant l'entrainement du midi, là ou le soleil de Palombie est à son zénith.

J'embarque la petite sur mon scooter et fais des pointes à 220km à travers la jungle, grâce à un mini moteur à fusée installé par les techniciens de la maison, et trafiqués par mes soins. Direction le petit village de Las Nagoyas, sur la côte atlantique.

J'ai rendez vous au "Chez Toto", antenne local de la DGSE et grand importateur de vin de Bourgogne. Je salut le maitre de maison et lui dicte mot-à-mot et dans un patois macônnais parfait, le code secret en vigueur à Las Nagoyas.

Et c'est pas un petit vestibule que sort L'Agent Fab, AbFab pour les intimes, un vieux routard de la maison, en poste depuis 10 ans à Las Nagoyas. Il me donne deux billets d'avions pour Venise et un verre de Poire.



Je rencarde Fujijana sur les plans de la "Maison" mais elle ne peut s'empêcher d'exprimer sa joie et lance à une assemblée médusée mais respectueuse un :
- "He is the Best !".



Mon ego est flatté mais il faut agir vite et l'ex-filtrer avant que ses cours de français ne reprennent et que l'on remarque son absence.

Venise, Italie.



Nous n'y resterons pas mais ça permet de souffler un peu ! La jungle nous semble-loin. J'ai eu le temps d'expliquer à la demoiselle qu'un voyage Palombie-Kyushu aurait été trop voyant, et que par Venise, on avais trouvé des prix imbattables sur une compagnie aérienne Comorienne.



La pichoune retrouvait des couleurs, et pour une photo souvenir à 2 euros, enleva les grosses lunettes noirs et le faux-nez rouge que je lui avais fait mettre pour passer incognito dans les rue de Venise.



N'étant suivi que par quelques agents de la police des douanes italiennes, je prie néanmoins le temps d'organiser à la Boulangerie "Blanc-Pain" près de la Mostra, un déjeuner très franchouillard. Le boulanger étant un ami et aussi un agent de la DGSE, c'est auprès des services de celui que nous nommons "Didier" dans la Maison, que je reçus la suite des instructions et deux sachets de blanche... de la farine.

C'est autour d'une bonne bouteille et d'un poulet rôtie que j'ouvra l'enveloppe et remarqua les deux tickets d'avion, direction Nagoya... La civilisation enfin. j'enfournai discrètement mes paquets de farine dans mes poches, non sans y avoir plonger mes doigts afin de gouter à la "marchandise."



Nagoya, Japon

Nous sommes revenue en terres japonaises, moi en première classe, et la choupinette en soute-à-bagagess pour éviter le contrôles des douanes. La DGSE n'ayant plus les fonds nécessaire à son rapatriement jusqu'à son bled de bouseux, nous avions convenu que le reste de son voyage ce ferait seul, dans un vieux cargo Maltais des années 60 battant pavillon Porto-Ricains. Destination : Miyazaki.



Les Adieux furent déchirants. La pauvrette était écrasés par le poids de toute cette aventure abracadabrantesque, ce qui finalement, était mon quotidien !



Une fois embarqué, je reçus un appel de la plus haute autorité, les félicitations du Président Sarkozy en personne. Je reçu avec fierté ses admonestations et pris quand même le double appel d'une prostituée Vénézuelienne... Les affaires reprenaient.