Nagoya by Night / 名古屋のフランス人の生活

dimanche 27 novembre 2005

Le bouton de costume.

Je ne sais pas si je l'ai dit, mais dans une veste 3 boutons, il faut ôter celui du bas. Et parait que c'est dans le monde entier. En 27 ans, je n'ai jamais appris ça nulle part sauf ici, donc je suis passé pour un beauf. Du coup je demande à mon doryoo (collègue de bureau, Bisounourson en fait) pourquoi. Et vla ti pas qu'il me sort l'histoire de la montée d'un cheval dans la vieille campagne anglaise. Les gentlemans devait ôter le bouttons du bas, pour que le costume ne soit pas tout froissé par la position à califourchon.
Terrible, je savais pas. On en apprends des choses.

vendredi 11 novembre 2005

La Kaigi de ouf ! 会議中、話すな

Aujourd'hui je me sens en verve, la plume turgescente, et l'esprit poète, poet. Je codais tranquillement mon ptit site keitai (Y a des vrais morceaux d,argot japonais de dedans mon blog) dans mon ptit coin, quand PetitOursBrun, un pseudonyme, me demande de passer sur son projet qui est un brin en retard. Doux euphémisme, il a exactement trois petits mois de retard. Mais passons sur ce petit détail. Du coup, l'âme châritable que je suis accepte ! Et c'est tout, 3 lignes pour dire ça, chuis vraiment gonflé.
Enfin j'étais un peu vex (Expression bourgeoise de la banlieu Aixoise) car je pensais que je n'irais pas à la conférence prévu aujourd'hui. Finalement, à midi je suis allé mangé avec Bisounourson (Un second pseudonyme) un bon ptit curry extra chez Coco ichiban. Pour infos c'était un "huitre fris et fromage", pas mal ! Et puis en revenant, ben j'étais enlisté (Expression militaire américaine, période Guerre Civile) à al réunion en vadrouille.
Du coup, heureusement, je suis sur mon 31 et des patâtes, et on file à l'endroit. La y a des fleurs partout, il s'agit d'une sorte de partie organisée par une grande agence de marketing du coin qui possède plusieurs journaux, et on est venu faire notre publicité puisqu'on a été invitée. Donc y avait de la nourriture, mais j'avais pas faim du coup et comme j'étais encore et toujours l'unique étranger, ben je me faisais pas trop remarquer non plus.

J'ai appris la façon de donner correctement une meishi (Carte de visite) des deux mains, ou une pour la donner, mais les deux pour recevoir la meishi du monsieur d'en face, et si possible la meishi posée sur le porte-carte, et ensuite faut la regarder longtemps pour s'impregner de la peur de l'énemi et de ses prochaines banalités.
J'ai du donner et recevoir au bas mot, 15 meishis, et 2 ont vu que j'étais étranger et s'en sont étonnés. Le reste à fait comme si de rien n'était et finalement on a raconter des trucs pour rien dire, le but étant juste de donner les cartes. À se compte la, moi je leurs envoit la boite par la poste, mais ça serait taquin.

Il devait y avoir 3 femmes, dont deux qui était là en qualité d'hôtesse en gros. Le patron il m'avais dit qu'il y aurait ce genre de nana, mais je m'en rapelle que maintenant (des femmes qui sont payées pour être là et flatter les invités, appelée compagnon).
Je crois pour être honnete qu'on s'y est bien fait chier, on attendais que des gens s'approche et nous parle du temps, des perspectives du marché chinois ou de la b belle époque, et toujours toujours autant de titré, directeur, mini-directeur, sous-directeur adjoint du sous-chef et je t'en passe des vertes et des pas mures.

La morale de cette histoire, je suis partis avec un paquet de gâteau pour demain matin, gracieusement offert à la sortie ! Ils auraient même pu me payer que y aurais eu du mieux je trouve.

lundi 7 novembre 2005

La réunion

La réunion ce n'est pas une île paradisiaque au large de je-sais-plus-quoi, malheureusement. Non aujourd'hui lundi, j'ai eu une réunion avec des clients. C'est un gros groupe japonais, je donne pas de détail puisque c'est dans le cadre du boulot, mais c'est un trés gros contrats et donc ça regroupe plusieurs de leur filiales.

Alors comment ça se passe t'il ? D'abord nous on vient à 7. Normal, et seul une personne est au courant de ou on est et de ce qu'on vient y faire. Ensuite, eux ils viennent à 15, grosso-modo j'ai compté mais y a eu des nouveaux qui sont venus. Le plan des places était dessiné sur un tableau blanc. Vient ensuite la présentation aux 15, ce jour la j'ai donc perdu 15 cartes de visites (meishi) crops-et-âme, en égreinant mon nom et le fait que je suis trés yoroshiku onegaitashimasu d'être ici.
On vient par la suite nous apporter un plan de la réunion que l'on nous commente, elle doit durer deux heures et son unique intêret c'est de dire "Merci client de nous avoir choisi." C'est donc plus une "Osewa ni narimasu" partie qu'autre chose. Le Vice-directeur executif, à l'air plutôt jeune et comme il a le même nom que le big Boss, ça ne nous étonne pas. Il nous explique les raisons de la fondations de sa compagnie, la seule chose à mon avis qu'il connaisse, et s'enquiert de savoir si moi l'étranger je vais comprendre ce qu'il va dire. Quel galant homme. Par la suite, mon patron fera une présentation de moi en ces termes... "Vous le voyez à sa tête il est pas japonais, il est français, y en a 90 à Nagoya et il est gestionnaire de projet chez nous". Pour seul réponse, un "Je m'appelle Dupart, et Yoroshiku trucmuche". Et puis pendant 2 heures c'est le néant. Ça parle, ça parle, 3 personnes en tout sont réellement concernés. De notre équipe, seul le boss parle. De l'équipe adverse, certains somnolent mais un seul a l'air d'avoir des couilles, le genre qui aurait viré Yakuza si il avait pas fait dans le contraire...et le chef de cérémonie qui présente un peu tout le monde. Il y a bien une femme dans leur équipe qui fais tâche, c'est une OL, traduisez comme dirait Alex, par Ocha Lady, ou encore celle qui apporte le thé, pas mauvais d'ailleurs. Elle peut pas s'empêcher de bouger la tête d'approbation à tout ce que dit un gars de son équipe. Des os du coup en béton qu'elle se tient, elle, dans son petit ensemble de bureau qui n'a rien à voir avec un tailleur.

La notre de femme dans notre équipe elle à meilleure allure, faut dire que c'est la patronne aussi, donc bon.
J'avoue que je me suis copieusement fait chier mais j'ai appris beaucoup sur l'art de parler pour ne rien dire, je parle pour l'équipe adverse. Pendant une bonne poignée de minutes, se sont tapé dessus pour une question de Yotei, comprenez de calendrier, la prochaine réunion devant avoir lieu le matin parceque untel y peut pas après etc... Ce untel en question, il avait vraiment pas envie d'y aller, et la seule opportunités qu'il a trouvé c'est allez faire chier son technicien pour avoir un ordi avec accès au net, pour nos discutions. Pourtant et ils le dirent eux-mêmes, ils ont du pognon, mais ils sont dans un endroit assez vétustes qui réflétent bien leur 50 années d'existence. Et ils sont tous chef de quelque chose, que ça loupe pas. Vice-chef, chef de section, chef deuxième section, sous-chef technique et blablabla.

N'empêche ils doivent se poiller dans leur vie privée mais la pfff une réunion de boulot japonaise c'est pas à la canadienne ni à la ricaines. Enfin voila.

Sinon y a deux semaines j'ai réussi à sortir avec mon ex étudiante en français que je voulais depuis longtemps, on s'est embrassé et tout, et puis plus de nouvelle.... C'est curieux comme pays, elle vas me faire le même coup que les autres, me rappeler dans un mois comme si de rien n'était et venir à la maison. Tout prends un temps monstre parfois que ça en est affolant.

jeudi 3 novembre 2005

ze Jeudi férier.

Alors la on est ze jeudi férier. Et donc j'ai rangé mon appart, y avais un de ces bordels. Lundi je dois faire une présentation et...pas envie de taper la.