Les habitants de Shomérie, sont appelés des Shomeurs et non des Branleurs comme la coutume à l'habitude de les interpeller.
Cela fait un mois presque exactement, que je suis parti découvrir ce si beau pays qu'est la Shomérie. Ces habitants sont si pleins d'énergie, de patate, que ça en ai un régal pour les sens.
La Shomérie, c'est d'abord beaucoup de paperasse. Il faut attendre quelques jours avant de pouvoir se présenter au bureau d'HELLO WORK près de la gare.
La bas, des gens gentils (Sûrement des Shomériens) guide les nouveaux Shomeurs vers le comptoir numéro 9.
Là, une shomérienne dévoué te demande pourquoi tu veux rejoindre ce si-jolie pays qui te paye pour rester !
Je lui réponds que j'avais besoin de prendre des vacances, et qu'en plus qu'on touche du blé et que ça me plait.
Elle me dit qu'elle vas me faire un virement mais en contre-partie, je dois remplir des tas de papiers en Japonais dont l'un d'eux et ni-plus-ni-moins que la cessation de mon âme au Gouvernement Japonais. Et ce manège dura 2 jours. Après quoi il me fût remis mon "passeport" pour un monde meilleur, et une grille occulte et obscurs qui me demandait de rencontrer tous les mois à des dates mystiques, un agent de Satan. Cet agent devait me remettre de l'argent pour prix de la vente de plusieurs litres de mon sang.
Mais d'abord, le Shomérien me demanda de participer à une réunion obligatoire de purification de mon âme. Et c'est dans un grand immeuble au 21ième étage, proche de la gare, que s'entassèrent des dizaines de mes frères Shomeurs comme moi, prêt à se faire chier à écouter les sermons sataniques d'un Shomériens assoiffés de règles et de discours lassant. 2 heures de souffrances et de malheur. Soif ! Faim ! Ennui ! Des heures à décrire le petit manuel du Shomeur, point par point, avec ses règles monétaires abscons et ses dizaines de punition et de malheurs style 7 plaies d'Egypte si les ordinateurs type Cray des puissants Shomériens, détectaient qu'on avait une activité rémunéré (ou non) caché.
Au bout de la quatrième fois, on avait bien compris que cacher un travail ou la création d'une société alors que l'argent perçu (très maigre) ne devait servir qu'à financer notre voyage de retour chez nous, loin de la Shomérie, pouvais nous valoir la potence ou bien pire...A suivre